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Mercredi 28 mars 2001
Réveil difficile après notre première vraie nuit depuis le départ. Cette journée est un peu floue, on cherche ses habitudes et l'organisation n'est pas encore très au point ...
Pour accéder à la cavité nous traversons la rivière Nam Song puis grimpons dans les broussailles, remplies de fourmis rouges.
Peu avant celle-ci, le tourisme se développant considérablement, une barrière et un péage nous accueillent. Ils ont même aménagé un pont et un chemin dans le lapiaz pour accéder à la grotte. Prix 3000 kips (3 francs).
Elle se nomme Tham Lom (grotte du vent) car un violent courant d'air en sort. Cela est dû aux grands espaces qu'elle abrite. Il y a, en effet, une grande galerie principale qui fait environ 20 mètres de large et 30 mètres de haut sur plus d'un kilomètre.
Nous trouvons un passage pour accéder au réseau supérieur. On y accède par une montée assez périlleuse sur de la terre. De plus, la roche est très friable par endroits.
En haut, il y a un lapiaz acéré puis une galerie assez jolie avec quelques belles concrétions.
Il s'agit à coup sûr d'une première que nous topographions. Nous faisons pas mal de photos et de vidéos. L'éclairage est assez important : 8 acétos et une lampe halogène montée sur une batterie de 12v.
Nous sortons vers 18h30. La nuit tombe et le bruit des animaux dans la forêt est beaucoup plus fort. Plus de tuk-tuk à cette heure et nous rentrons à pied et dans le noir, sur la route où passent des vélos fantômes, seulement reconnaissables à leur grincement et à leur sonnette ...
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Jeudi 29 mars 2001
Objectif d'aujourd'hui : poursuivre l'exploration de Tham Hong Yé et chercher une jonction en escalade vers Tham Pha Leu Si.
Le ciel est nuageux mais le soleil transperce. Quelques coups de tonnerre lointains nous indiquent qu'on ne pourra pas faire l'exploration car celle-ci est dans une rivière souterraine active à la saison des pluies.
Nous décidons donc de ne pas descendre dans le lit mais de rester dans le niveau fossile supérieur. Après quelques escalades infructueuses pour trouver la jonction, Guillaume, resté dehors, nous prévient qu'il pleut beaucoup et qu'il ne faut pas descendre plus bas. Nous restons en hauteur voir si la rivière monte. Au bout d'une bonne heure passée à attendre, nous ressortons sous la pluie faire un peu de prospection aux alentours. Nous tentons une petite ascension qui s'avère trop dangereuse avec cette pluie.
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