|
Vendredi 30 mars 2001
La décision a été prise de faire de la prospection et d'aller voir les porches repérés la veille. On achète une machette (ou coupe-coupe) sur le marché, le matin, pour pouvoir se tailler un chemin dans la jungle près des falaises. On atteint, en fait, la falaise sans trop de difficultés et on finit par tomber sur une première grotte. Celle-ci fait 25 mètres de long. Une suite serait peut-être possible en hauteur (7 mètres). Nous continuons à suivre la falaise vers le nord. 10 minutes plus tard, une autre petite grotte en partie comblée s'ouvre. Celle-ci se termine sur une chatière avec une petite salle remplie d'araignées. A droite, derrière une concrétion, part une galerie sur 10 mètres avec un gros pilier central au fond. Un couple de chauve-souris ainsi que de grosses araignées squattent notre grotte que nous appelons Tham Schprouk. Après une bonne heure de débroussaillage, nous retombons sur un porche dans une diaclase. Au bout de 25 mètres, un puits d'une dizaine de mètres nous arrête. On la nomme Tham Hliang Ya du nom de la femme dessinée sur une paroi. Nous continuons à suivre le flanc de la falaise et découvrons plusieurs départs. Ils se rejoignent en un petit réseau assez complexe avec plusieurs entrées et un balcon qui s'ouvre en hauteur sur une magnifique vue de la forêt. Cela a l'air d'être, quelquefois, fréquenté.
|
Samedi 31 mars 2001
Lever 07h30 ! Une grosse journée nous attend. Nous avons décidé d'aller voir à quoi ressemble Pha Phouk, un trou noir sur la carte. Nous empruntons dans un premier temps un sentier sur un dénivelé de 200 mètres puis à travers la jungle sur 200 autres mètres de montée. Le passage dans la brousse s'avère être un très mauvais choix. Le GPS ne capte pas à travers la végétation et nous ne savons pas entre quels pitons rocheux nous sommes exactement. On monte très difficilement entre les bambous et l'escalade sur la roche coupante est périlleuse. Arrivés au col, nous ne pouvons suivre la courbe de niveau (600 m) dans la jungle et les falaises. Nous rebroussons finalement chemin, très fatigués ... Sur le sentier, nous trouvons une boîte de cartouches rongées par les vers ainsi que des excréments assez importants. Peut-être ceux d'un tigre !
|