Paris 06h48
Vientiane 12h48
Expéditions Spéléologiques au Laos
 

dimanche 02 mars 2014

   
Dorian

Exploration du plateau de «Phobeuy»
Binôme: H & Mange-Cailloux (et Bruno par intermittence)

Départ de la guesthouse «Vanphisit», notre camp de base à Kasi, sur les coups de 11h. Après 2min, nous perdons la trace de Bruno que nous retrouverons plusieurs heures plus tard bien plus loin sur la route. Notre mission du jour, continuer l'exploration du plateau de «Phobeuy», et tenté de repérer les pertes (ou Ponor) et chercher les possibles ouvertures sur les pitons calcaire. Nous parcourons le fond de la «vallée» à la recherche de trous mais tout semble obstrué par des monticules d'argile séchée et de blocs, la logique voulant que la rivière «entrant» de ce côté ci de la montagne, l'eau est entraînée dans sa course tout un tas de merdes qui nous bloque l'entrée d'une éventuelle grotte. Sachant aussi que nous sommes début Mars, donc à la fin de la saison sèche qui avait débuté en Octobre, ce qui rend l'ensemble très homogène et il n'est donc pas envisageable de tenter quelques dé-obstructions, qui ma foi serait de très bon goût. Notre promenade nous prend plusieurs heures et la lumière commence déjà à décliner (ainsi que la température, étant à + de 1500m, l'un des coins le plus haut de la région). Bruno nous quitte pour un retour au camp de base, à une trentaine de kilomètres, et avec Mange-Cailloux nous nous mettons en quête d'un squat pour la nuit dans les alentours. Nous décidons de continuer la route plus avant afin de sortir du plateau et redescendre vers la vallée suivante pour trouver un coin offrant un climat plus doux (et accéder au village le plus proche pour le p'tit dej' le lendemain matin) . Sur le chemin, c'est la surprise! Plusieurs gouffres se succèdent au bord de la route et les paysages nous font entrevoir ça et là ce qui semble être des grosses failles sur les falaises. La nuit étant maintenant bien tombée et la fatigue de la journée n'aidant pas, nous décidons de reporter ce qui pourrait être des hallucinations visuelles au lendemain matin. Nous trouvons au dernier moment le spot parfait pour une nuit dans le nowhere. Plusieurs grottes se succèdent le long de paroi sur notre gauche, dont certaines avec un bon potentiel et une hauteur de plafond impressionnante (une vingtaine de mètres). Nous explorons la majorité du complexe brièvement et décidons d'installer notre bivouac au niveau d'un cavage car l'endroit ne va pas sans nous rappeler nos chères carrières parisiennes. On y trouve même quelques graffitis, un bang, bref, nous sommes comblés. Mange-K dormira dans son hamac et le mien étant décédé depuis peu, je prépare un lit douillet sur plusieurs couches de bâches et sort la méga couette de l'auberge qui prend la moitié de mon sac 60L. Ce sera une des nuits «en carrières» les plus douillettes que j'ai eu l'occasion de vivre, à la lumière de la guirlande à LED et au son de de la jungle nous entourant, nous tombons dans les bras de Morphée pour 9h consécutives.


Etude et Exploration des Gouffres et Carrières -